dimanche 9 novembre 2014

Marathon des Gorges de l'Ardèche

Sujet : Compte rendu marathon Ardèche
De : Guillaume Neboit-Guilhot
Date : 20/11/2014 20:34

Bonjour,
Avec un peu (beaucoup) de retard, voilà le compte rendu de notre descente de l'Ardèche et le lien de la vidéo. Le 9 novembre dernier Loic et moi avons participé au Marathon International des Gorges de l’Ardèche. Partis le samedi juste après l’école de pagaie, nous arrivons à Vallon Pont d’Arc sur les coups de 16h. Après avoir récupéré nos dossards nous rejoignons 2 amis à Saint Martin d’Ardèche.

Nous jetons un coup d’œil à la rivière, une chose est sûre, il y a du débit ! Nous passons la nuit au camping municipal ouvert pour l’occasion, en effet les parkings sur les quais sont inutilisables à cause des crues. Durant la nuit la pluie se met à tomber, le Marathon aura-t-il lieu demain ?

Au petit matin le temps est toujours très gris, puis la pluie se remet à tomber. Je regarde le niveau de l’Ardèche, la cote est 0.70m, il faut moins de 0.80 pour que le départ soit maintenu. Ça devrait être bon ! Le temps de faire la navette pour remonter à Vallon, de préparer les bateaux et les hommes (numéros, dossard, caméra, etc.) il est 9h30. Nous sommes au bord de l’Ardèche impatient de prendre le départ.

Petit à petit on voit les compétiteurs arriver (500 bateaux). Il y a du matos et les kayaks en plastique sont rares. On voit bien que ce n'est pas une promenade festive mais bien une compétition.  On peut d’ailleurs noter la présence de Quentin Bonnetain (Champion du monde de descente sprint), Emilie Fer (Championne olympique) ou Boris Neveu (Champion du monde de slalom). Rien que ça ! Le temps passe, 11h approche, on se met à l’eau. Après un petit moment on décide de s’approcher de la ligne de départ. On s’aperçoit alors que le gros de la troupe est déjà parti !

Loic et moi resterons groupés tout le long. Derrière nous laissons nos deux amis sur leur kayak biplace, nous les retrouverons à l’arrivée avec une dizaine de minutes d’écart. L’ambiance dans les gorges est magique, la pluie, la brume, l’eau qui file sous nos kayaks… On est loin de la vision estivale avec ses milliers de touristes ! Ce n’est pas pour nous déplaire. Assez vite nous arrivons sur le premier rapide, le Charlemagne. Les vagues sont impressionnantes. Sur les rives pas mal de monde, photographes, badaud et pompiers prêt à intervenir !

Ça secoue bien, sur ma gauche un bateau de descente se renverse alors que j’essaie de ne pas aller taper le canoë qui me précède ! Loic est quelques mètres devant, quand je le rejoins il me dit qu’une vague lui a déplacée une lentille. Celle-ci ne reviendra pas et il finira le marathon avec juste un œil ! Après cette bonne mise en condition, la descente enchaîne les portions plus calmes avec les zones de rapides.

Disons que tous les kilomètres environ il y a une difficulté avec des courants dans tous les sens, des contres qui te stoppent dans la seconde, des marmites, des drossages. C'est assez technique et une des difficultés consiste à garder de la force pour tenir physiquement dans les rapides et arriver au bout. La veille Claire nous a montrée comment faire des relais pour moins se fatiguer. Ces 30 kilomètres sont une belle occasion de mettre en pratique cette technique.

2h50 plus tard on arrive au bout du Marathon, passage sous le pont de Saint Martin et virage à 180° pour remonter les 100 mètres de la ligne d'arrivée à contre-courant et ça porte bien son nom - on a bien cru qu'on resterait scotchés devant la ligne mais non faut s'accrocher mais ça remonte.

Ça y est, on a fini notre premier Marathon de l’Ardèche ! 30 kilomètres, un peu moins de 12 km/h de moyenne, des pointes à 24km/h dans les rapides. Nous sommes fatigués mais heureux.

Vivement l’année prochaine !

1 commentaire:

loïc Faure a dit…

C'était trop cool !