samedi 28 juillet 2012

Un nouveau bateau sur le lac


Évènement fin juillet au YCGC
Un nouveau bateau bizarre est arrivé sur notre base pour quelques jours. C'est un futreau, la reconstruction à l'identique d'un ancien bateau de charge qui naviguait sur la Loire. Le futreau est un bateau de Loire à fond plat, à deux levées, de 7 à 10 mètres. Il était utilisé à l'époque de la marine de Loire comme annexe des grands chalands et comme moyen de transport pour les riverains et autres usagés du Fleuve. Le futreau n'a cessé d'être utilisé par les pêcheurs pour installer et relever leurs différents engins de pêche. Ses principaux modes de propulsion étaient la bourde (grande perche ferrée), la rame ou éventuellement il pouvait être gréé d'une voile carré ou au tiers. On peut dire que le futreau est au chaland ce que le dauphin est à la baleine.

Et pourquoi ce bateau est-il arrivé ??? Et bien c'est très simple.
Depuis plusieurs années, notre club travaille en étroite liaison avec le Musée Archéologique. Rappelez-vous l'an dernier le chantier "Creuse moi une pirogue". Cette année, le projet du Musée s'intitule "Archéologie musicale" avec une belle expo montée sous la houlette de Lionel Dieu (*). Lionel est un grand ami de Denis Le Vraux (**), qui a fait refaire ce Futreau par le charpentier Guy Bremard, de Saint-Germain-sur-Vienne.

Merci à Denis et Lionel de leur présence et merci à la Société du Lac de nous avoir permis d'accueillir ce bateau sur ce beau lac de Paladru, la référence internationale en matière d'archéologie lacustre. Merci à Jean Paul Bret de sa visite. Merci à Helen et Poopy Marçon, fondateurs de Marçon Yachting, de nous avoir honoré de leur présence (ils sont distributeurs Laser et Hobie, mais ils n'envisagent pas de mettre le futreau à leur catalogue).

Voir quelques photos prises sur la base.


(*) Lionel Dieu partage ses activités entre l'enseignement de la guitare au Conservatoire National de la région de Grenoble et l'archéo-musicologie. Président fondateur de l'association Apemutam, il a effectué pendant quinze ans l'inventaire de la musique dans la sculpture romane. Membre de l'équipe permanente de recherche des fouilles de Charavines, chercheur associé à l'équipe Patrimoines musicaux de la Sorbonne, il est considéré comme le meilleur spécialiste de l'analyse des programmes iconographiques concernant la musique dans la sculpture romane.

(**) Denis Le Vraux est fondateur de l'association Ellébore.
Ses activités premières ont permis de sauvegarder et de diffuser les chansons, musiques et danses traditionnelles d’Anjou. En parallèle, Ellébore a entrepris des recherches sur la pêche et la navigation sur la Loire. Ellébore est devenue la référence sur la musique et la voile en Anjou :
- la musique avec les nombreux spectacles donnés par les musiciens de l’association,
- la voile avec une étude complète des bateaux de charge sur la Loire à travers les âges.

Inauguration du bâtiment et Nuit du Lac"

Feu d'artifice de la Nuit du Lac 2011 (on n'a pas d'images de l'édition 2012)

Ce dernier samedi de juillet, c'était la traditionnelle la fête du lac qui s'est terminée par le feu d'artifice. On avait prévu de lancer la 2e manche du championnat de club "habitable". Pas de chance, temps maussade et pétole totale.

Ca ne nous a pas empêché d'inaugurer notre nouveau bâtiment qui a remplacé l'ancien chapiteau qui s'était écroulé l'hiver dernier. Sandrine notre présidente a d'abord remercié nos invités de marques, Helen et Poopy Marçon, créateurs de Marçon Yachting, Denis Le Vraux et Lionel Dieu, spécialistes de l'archéologie musicale. Elle a chaleureusement remercié le noyau d'adhérents bénévoles qui ont conduit ce chantier de A à Z, Patrick Diana, Graham Baylis et Franck Pernet. Ainsi que leurs aides Alfred Cocuzza, Denis Bornet, Jérôme Latham, Martial Diana.

L'inauguration a été suivie d'un BBQ et de la traditionnelle sortie sur le lac pour voir le feu d'artifice qui a été tiré grâce à une accalmie de la météo.

Voir les photos de l’inauguration (pas terrible, trop basse définition) ainsi que celles du chantier qui a été conduit de mars à juillet par tous les temps.


vendredi 27 juillet 2012

SAP 5O5 World Championship 2012 La Rochelle

Le SAP 5O5 World Championship 2012 s'est couru du 12au 27 juillet à la Rochelle.
Quelques chiffres
- 193 bateaux inscrits soit 396 coureurs
- 9 manches courues sur 9 manches prévues
- 15 nationalités représentées parmi lesquelles Allemagne, Etats-Unis, Danemark, Australie, France, Grande-Bretagne, République d’Afrique du Sud, Italie, Finlande,…
- 100 bénévoles, à terre et sur l’eau

Et le YCGC dans tout ça ??? Présent avec 3 bateaux parmi 85 français :
- Christian Sylvestre (YCIF)/Nicolas Auberger (YCGC) - 54e et 8e français
- Claude Gachet (YCGC)/Kléber Valéry (YCGC) - 65e et 13e français
- Jérôme Maupay (YCGC)/François Caminade (YCGC) - 116e et 36e français

***Fête de la voile et du 505 à la Rochelle - Reportage de Claude Gachet***

Ce fut un grand championnat – un très grand même !
Par le nombre de participants d’abord : 193 bateaux d’une même série sur le parking c’est déjà un spectacle en soi ; mais 193 bateaux sur l’eau c’est simplement magique. Et 193 spis multicolores concentrés sur un même bord donnent envie de s’arrêter pour regarder.  Heureusement pour nous il y avait les sorties et les rentrées au port qui nous permettaient de nous en mettre plein les yeux.

Cerise sur le ponton : la « Parade des cinqos ». Imaginez : à la fin d’une journée de régate intense vous vous enfoncez dans le chenal de La Rochelle ; vous ne mettez pas le spi parce qu’il y a du vent et que la fatigue vous dit de rester calme. Mais plus les deux tours d’entrée du vieux port se rapproche plus les spis sortent des avaleurs ; alors vous ne pouvez pas résister et vous hissez le votre afin d’être de la fête. Et au planning – vas-y-toto ! A cent mètres des tours le vent baisse mais la prudence vous fait affaler vu que les cinquos ressortent déjà. Là, vous entamez le passage resserré presque sans vent ; heureusement car vous êtes cernés par ceux qui rentrent et ceux qui sortent. Mais au passage  vous avez le temps d’admirer l’immense drapeau 505 qui flotte au sommet de la tour sur bâbord. Deux trois coups de pagaie pour franchir ce goulot puis une petite brise vous pousse doucement vers l’intérieur. Alors là vous découvrez des milliers de spectateurs qui se bousculent pour voir de près ces bateaux venus de tous les coins du monde.

Le responsable Michel Boiry, micro en main, au travers d’une sono digne des Francofolies (qui viennent de se terminer) présente rapidement des équipages ; pour nous ce fut « ceux qui ont remisé leurs skis pour le championnat ». Ensuite vous allez tourner une bouée au fin fond du vieux port à toucher les mains tendues par les spectateurs. Puis vous ressortez en croisant les amis de longue date ainsi que ceux connus sur le parking, mais surtout vous croisez un superbe « vieux » cinquo en bois verni avec une voile jaune délavée par 50 ans de soleil. Et là vous réalisez que vous venez de vivre un moment extraordinaire : vous y étiez, complètement immergés dans ce mælström de voile et de fraternité. Vous pensez que le mot est trop fort ? Alors ajoutez-y l’émotion et le compte sera bon…

Et la régate dans tout ça ? Il y en a eu, rassurez-vous. Et de la belle ! 6 manches sur 3 jours pour les Internationaux de France, puis 9 manches sur 6 jours pour le Championnat du Monde proprement dit. Un bon thermique entre force 3 et 5 pour la première phase et entre force 3 et 4, mollissant force 2, pour les deux derniers jours (thermique en panne à cause des nuages). 193 bateaux sur une ligne de départ c’est la place de la concorde à 6h du soir. Et ben ça part quand même : merci pour les départs au lièvre ; un seul rappel général sur 15 manches. Si nous avions dû partir en ligne nous y serions encore… Mais les places sont chères ; à peine passés derrière le lièvre il faut se battre pour avancer vite pour ne pas se faire déventer par ceux qui sont partis juste après vous et faire du cap pour ne pas tomber trop vite sur ceux qui sont partis juste avant. Bref toujours ce fameux dilemme « cap ou vitesse », et si vous voulez faire correct il faut trouver les deux en même temps.

Avec Kléber les départs ont été meilleurs vers la fin, en privilégiant les espaces moins bondés de Cinqos que l’endroit où nous souhaitions partir. J’oubliais : éviter à tout prix d’être encadrés par des cadors qui n’auraient fait qu’une bouchée de nous.

Le premier bord de près est primordial bien sûr, mais sous spi il y a plein de choix à faire qui permettent de se refaire une santé – ou bien de s’enfoncer. Souvent nous nous sommes retrouvés dans les mêmes eaux avec nos « potes du quartier » Jérôme et François, et Fred et Yann. A propos de bord de spi, deux sortes : ceux qui sont des bords dits de vent arrière mais qui devinent des zigzags de surfs jouissifs dès que le vent permet de planer ; et puis ceux de largue, plus difficiles à négocier, car à la limite de ce que peut tenir l’équipage. Et là on ne peut pas se permettre de lâcher un mètre parce que vos suivants n’ont qu’une idée : vous passer au vent ! S’ils y arrivent, ils vous déventent. Votre spi s’écroule,  l’équipier passe à l’eau – Kléber aime pas, je ne sais pas pourquoi-, et quand on peut remettre les gaz on a perdu 5 ou 6 places. Pour l’équipier c’est le moment le plus chaud si le largue est bien pointu.

Avec Kléber, depuis le début de saison, nous avons installé pour le spi un double tangon qui devait nous permettre d’empanner plus vite et avec plus de sécurité. Résultat des courses on ne s’est jamais autant mis à l’eau que cette année. A Monteynard, 15 jours avant de partir à La Rochelle, on a fait une quarantaine d’empannages avec Jérôme et François en essayant de trouver des enchaînements corrects. Vous me croirez peut-être pas, mais pas un dessalage pour nous lors des 15 manches, et même dans les manches de brise. Pourtant il y en a eu pas mal autour de nous.

Nos résultats ? 65èmes au Championnat du Monde. C’est un beau résultat pour nous ; franchement on aurait signé tout de suite si on nous avait dit avant de commencer que ce serait notre place. Si on met de côté une place de 88 et, à l’opposé, une place de 33, notre régularité nous étonne ; toutes les autres sont entre 50 et 68. Et les manches les plus ventées  n’ont pas été les plus mauvaises ; c’est une sacrée satisfaction pour nous parce que c’était notre point faible.

Mais ne rêvons pas : les meilleurs sont bien loin devant. Parenthèse : c’est un privilège de faire un sport où nous côtoyons les meilleurs mondiaux. Cela rend bien modeste et admiratif ! Les autres français ont eu des fortunes diverses : trois équipages entre 19 et 25. Cela donne une image du niveau. Deux équipages danois en tête, puis ensuite un équipage allemand qui était encore en tête au général avant la dernière manche.

Je veux dire un grand merci à Kléber d’avoir tenté l’aventure avec moi et je crois bien que nous étions l’équipage le plus âgé (au total des deux) sur l’eau- mais aussi sans doute le plus fatigué. A ce propos : moment d’émotion sur le parking et lors de la remise des prix pour fêter  la dernière régate d’un anglais. C’est un personnage de 79 ans. Chapeau bas Mister JIM !

Et puis j’arrête parce que je vous ai assez embêtés avec ces épisodes Cinquo.
Bises à tous et bon vent !

Claude Gachet
***
On attend le reportage photo de Kléber, mais il est parti naviguer en Pologne avec Mirek et la belle Marjolaine. En attendant, vous avez toutes les infos officielles sur http://www.srr-sailing.com/sap-5o5-world-championship/. Vous y retrouverez tous les résultats, les photos, des vidéos et les communiqués de presse quotidiens.


jeudi 26 juillet 2012

2e édition de la Dragon Race le 26 juillet


La Dragon Race est une épreuve organisée conjointement par Nautic Sports et le YCGC avec le soutien de la Région Rhône-Alpes, du Conseil général de l'Isère, de la Direction Départementale de la Cohésion sociale, du Comité Départemental Olympique et Sportif et de la Société du Lac.
Son objectif ??? Faire découvrir aux jeunes venus de St Martin d'Hères et de Grenoble des activités sportives sur une base de pleine nature. La 1e édition avait eu lieu le 13 avril dernier. Pour cette deuxième édition, 70 jeunes étaient venus de Grenoble et environs. Au programme, Dragon Boat, canoë, voile, planche à voile et stand-up paddle.

Les photos de cette belle journée.

vendredi 20 juillet 2012

Visite de l'exposion "Imageries musicales"

"Imageries musicales"
Une exposition du Musée Archéologique
Qui n’a pas rêvé un jour d’entendre les sons du passé ?
Voici un rêve rendu possible par le travail de l’archéomusicologie, une science qui croise trois sources: les vestiges archéologiques, les documents iconographiques et les textes, pour proposer des reconstitutions instrumentales.
L’archéomusicologie permet de mieux cerner les techniques de fabrication et l’évolution des instruments et les fonctions sociales de ces derniers.
Avec cette exposition réalisée par l’Association Pour l’Etude de la Musique et des Techniques dans l’Art Médiéval - APEMUTAM, les instruments prennent corps et vous laissent entendre leur histoire.

Nous vous proposons une visite guidée par Lionel Dieu, président de l'APEMUTAM et réalisateur de l'exposition.

Nombre de places limitée à 15 personnes.
Rendez-vous au Musée à 16h00.
Pour vous inscrire, cliquez ici.

Samedi 28 juillet, 2e manche du challenge club Habitable

Couru le 8 juillet avec 5 bateaux, la 1e manche du challenge Habitable YCGC 2012 a vu la victoire de Jean Claude Fessler suivi de près par Graham Baylis, second. Les 3 autres sont arrivés hors temps => On lance la 2e manche ce samedi 28 juillet. Venez nombreux !!! Le club organisera d'autres manches jusqu'à début novembre et les résultats seront proclamés à l'AG du 24 novembre.

Plus d'info sur le programme "Voile et archéologie" du 28 juillet.

jeudi 19 juillet 2012

Le Cotagon aux Tonnerres de Brest

Du 13 au 19 juillet 2012, Les Tonnerres de Brest 2012, pour fêter les 20 ans de cette manifestation maritime unique, ont faire vibrer les quais, onduler la rade de cette cité océane, illuminée par les plus belles flottilles du patrimoine maritime mondial. Patrimoine mondial, notre Yole de Ness ??? Certes un peu petite, mais un vrai petit morceau de patrimoine. Comme tous les quatre ans, après s’être entrainé de mars à juin sur le lac, un équipage de 23 marins du Cotagon, tous licenciés du YCGC, ont quitté St Geoire en Valdaine pour participer à ce grand évènement.

Ils nous ont confié leur livre de bord et leur reportage photo.